Pour une thèse vivante
« vers son geste »

Pour une thèse vivante "vers son geste"

Pour une thèse vivante
« vers son geste »

2019

Construire un lieu éphémère comme aboutissement d’une recherche en acte. Entamé en 2011, le cycle de création intitulé Pour une thèse vivante, mettait la recherche à l’épreuve du plateau et du savoir-faire des corps, en réunissant artistes, artisans et intellectuels. Un CCN en terre et en paille en est l’aboutissement, un « objet-architecture-lieu » comme un manifeste qui nomme la place de sa propre pratique et initie l’idée d’une autonomie à construire. En interrogeant en filigrane la possibilité même de transmettre une pratique, Claudia TRIOZZI joue ainsi sur les présupposés du spectacle vivant. Dans la lignée du développement des thèses artistiques, Un CCN en terre et en paille confronte les matériaux et révèle la pensée.

Un CCN en terre et en paille est le second et dernier manifeste de Pour une thèse vivante : construire un lieu éphémère pour une recherche en acte. Pour ce faire, j’ai organisé trois espaces.

Un CCN en terre et en paille, manifeste qui pose la question de l’expérimentation par le faire se réalise dans un espace pensé comme une scène ouverte où le public assiste et participe à son évolution. Une autre manière de penser le bâtir. Le groupe de travail de construction est composé d’étudiants issus d’écoles d’art et d’architecture, d’artistes, et de praticiens de l’architecture en terre et paille, afin de mettre en commun les différentes pratiques et regards sur cette expérience.

Chantier participatif

Accompagné par les architectes François Streiff, Laurence Nguyen, Nydia SOLIS et Zoé Flambard
Avec la participation généreuse de Salomé Balekomebole, Anne Balthazar, Abdoulaye Barry, Tobias Beale, Lysbeth Benavides, Arthur Besnard, Julia Borderie, Charles Bouyssou, Mael Canal, Zakaria Chenni, Amdjed Islam Dali, Julien Farjado, Marine Gerbet, Line Gigot, Chloé Guerillot, Vincent Jaeghers, Anouk Lejczyk, Sylvie Napolitano, Pauline Neri, Alice Ravelo de Tovar, Gilles Rotimbo, Joanne Samson, Anastasia Simonin, Emma Vallejo, Alice Van Biesbroeck, Thaïs Weishaupt.
Un CCN en terre et en paille
Conception, réalisation scénographique et de l’espace Claudia TRIOZZI
Direction régie générale Sylvain LABROSSE
Construction du décor Mathias MOREAU
Création lumière Manon LAURIOL
Espace sonore Félix PERDREAU
Réalisation vidéos Claudia TRIOZZI
Un CCN en terre et en paille
Production Dam Cespi ; Les Laboratoires d’Aubervilliers
Coproduction Festival d’Automne à Paris.
Avec le soutien de la Fondation d’Entreprise Hermès.
Avec le soutien du département de la Seine-Saint-Denis.
Action financée par Région Ile-de-France.
La compagnie Dam Cespi bénéficie du soutien de la DRAC Ile-de-France au titre de l’aide à la structuration.
Claudia regarde la danse (création 2019)
Coproduction ICI Centre Chorégraphique National de Montpellier/Occitanie, La Place de la Danse – Centre de Développement Chorégraphique de la Danse de Toulouse/Occitanie – Relais Culturel Régional 2Angles
Rope Dance Translation (1974)
Coproduction pour la reprise CN D Centre national de la danse (Pantin)
Pour une thèse vivante
Ont accompagné ce projet depuis 2011 à aujourd’hui : Ménagerie de Verre (Paris) ; XING (Bologne) ; Musée de la Danse (Rennes) ; MAC VAL (Vitry-sur-Seine) ; CNDC d’Angers ; ICI – CCN Montpellier/Occitanie ; Musée du Louvre et la FIAC dans le cadre de cycles de performances Ouvertures ; Les Halles de Schaerbeek (Bruxelles); La Briqueterie-CDCN du Val-de-Marne (Vitry-sur-Seine).

Pour une thèse vivante vers son geste

Espace 1

L’apprentissage

Un espace de la mémoire des archives qui ouvre la question de la place de l’apprentissage : en partant de ma propre expérience, des photos d’archives du CND nous montrent la place du cours de danse là ou nous apprenons à danser, la place de l’usine avec quelques archives des Usines de Flers ; en ouvrant une invitation à trois films de l’artiste et vidéaste Carole Roussopoulos ; et en réactivant des photographies de la pièces Stand que j’ai créé en 2004.
Ceci pour dire les trois modes de représentation que j’ai pratiqués, avec lesquels je me suis construite et qui répondent aussi à un souci pédagogique de transmission que la mise en correspondance des trois espaces du vivant matérialise.

SÉLECTION DE FILMS PRÉSENTÉS DANS L’ESPACE D’EXPOSITION
Carole ROSSOPOULOS | L‘Egalité professionnelle dans les transports (1987)
Réalisation : Carole Roussopoulos
France, Délégation à la Condition Féminine, Ministère chargé des Transports, Vidéo Out, 1987 (product.),
28min., coul.
Carole ROSSOPOULOS | Les Travailleuses de la mer (1985)
Réalisation : Carole Roussopoulos
France, Vidéo Out, 1985 (product.), 25min.30, coul.
Carole ROSSOPOULOS | Profession conchylicultrice (1984)
Réalisation : Carole Roussopoulos, Claude Vauclare
France, Vidéo Out, Centre d’Etude et d’Action Sociale Maritime, 1984 (product.), 32min., coul.
Les films de Carole Roussopoulos ont été prêté pour la durée du projet par le Centre Audiovisuel
Simone de Beauvoir
Claudia TRIOZZI | La Prime (2008)
Format de tournage : Mini DV
Format : 4/3, couleur, son
Adapté au format 16/9 avec bandes noires sur les côtés Durée : 10min 16s
Claudia TRIOZZI | La visite guidée (extrait 1) (2008) Format de tournage : Mini DV
Format : 4/3, couleur, son
Adapté au format 16/9 avec bandes noires sur les côtés Durée : 5 min
Claudia TRIOZZI | Viviane à la Seita (2016) Format de tournage : Vidéo HD
Format : 16/9, couleur, son
Durée : 19min 10s
PHOTOGRAPHIES D’ARTISTES DANS LEUR ATELIER DANS L’ESPACE CONSTRUCTION
Eva Hesse dans son atelier de Bowery, New York 1969
Photo: Hermann Landshoff, courtesy Münchner Stadtmuseum Collection Photography
Alina Szapocznikow a Carrare travaillant sur Bellies, 1968 Photo: Roger Gain pour Elle © Adagp, Paris
Eliane Radigue
© Yves Arman/Fondation A.R.M.A.N.
Marisol Escobar dans son atelier, New York, 1958
Photo by Walter Sanders/The LIFE Picture Collection (c) Getty Images
Dorothy Grebenak, octobre 1963
Photo courtesy of the Allan Stone Collection, New York

Pour une thèse vivante vers son geste

Espace 2

Construction d’un CCN en terre et en paille

La pièce construction questionne les matériaux, le corps et les outils. Elle propose la réactivation d’une pratique du bâtir en terre et en paille, autant qu’elle redonne vie à un nouveau manifeste qui dit la place de la pratique par le faire. Elle convoque par son aspect de chantier participatif un groupe de jeunes architectes, d’artistes, d’étudiants en architecture et en école d’art, au cours duquel sont venus participer des jeunes publics. Cet «object-architecture-lieu» affirme la volonté de pouvoir être réalisé en tant que lieu de création et d’expérimentation.

Les invités, performances autour de la construction du CCN en terre et en paille.

Le mardi 12 novembre 2019
Première temps public de la construction du chantier.
Pour cette soirée, était organisée, une rencontre avec Hélène BRESCHAND, harpiste soliste, François STREIFF, architecte spécialiste de la construction en terre, Stéphanette VENDEVILLE, une historienne du théâtre, Sophie WAHNICH, historienne et Claudia TRIOZZI.
Suivie de la recréation de KOMPOST une performance de et par Heinz CIBULKA, initialement créée en 1977 au Museo d’Arte Moderna di Bologna, avec la participation de Norbert MATH, compositeur.

Le mardi 19 novembre
Second temps public de la construction du chantier.
Pour cette soirée, était organisée, une rencontre avec avec Pascale LECOQ, directrice de l’école internationale de théâtre Jacques Lecoq, architecte et chercheuse ; Diane SCOTT, critique et psychanalyste et François STREIFF, architecte spécialiste de la construction en terre.
La première de la création Claudia regarde la danse de Claudia TRIOZZI : nouvelle création qui constitue une immersion dans la matière en danse à partir d’archives.
La reprise de la pièce chorégrahique d’Andy de GROAT : Rope Dance Translation (1974), sous la direction de Martin BARRÉ, interprétée par Clémence LEMARCHAND, Camilo SARASA MOLINA et Martin BARRÉ.

Le mardi 26 novembre 2019
Troisième et dernier temps public de la construction du chantier.
Pour cette soirée, était organisée, une discussion avec Esther Ferrer, performeuse, et Enzo Minarelli, performeur, chercheur, spécialiste de la poésie sonore, qui a par ailleurs performer autour du CCN. Suivie de la création Claudia regarde la danse de Claudia TRIOZZI : nouvelle création qui constitue une immersion dans la matière en danse à partir d’archives.

Pour une thèse vivante vers son geste

Espace 3

Les performances

Le troisième espace a accueilli la réactivation de Pour une thèse vivante dans son aspect tout à la fois de spectacle et de performance assumant pleinement ma place de femme de la scène, et a permis de reconvoquer les multiples personnalités rencontrées ainsi que de réactiver les interviews réalisées de 2011 à aujourd’hui.
Ceci pour réexprimer la complexité et le temps de cette recherche qui tissent des correspondances entre le monde de l’art, celui du travail et le temps de la vie.

Le samedi 16 novembre 2019
Recréation de l’acte fondateur et manifeste de Pour une thèse vivante.
L’épisode I (2011) a été créé en réaction aux Accords de Bologne obligeant les Écoles d’art à établir des partenariats avec des équipes de recherche d’autres établissements d’enseignement supérieur, principalement avec l’Université. Avec Pascal BUFFARD (maître artisan boucher), Arnaud LABELLE-ROJOUX (artiste), Lucien MAZÉ (tailleur de pierre), Claudia TRIOZZI (un personnage), Sophie WAHNICH (historienne et directrice de recherche au CNRS), un âne et une sculpture des frères BASCHET (la tôle à voix).

Le samedi 23 novembre 2019
Recréation du second épisode de Pour une thèse vivante, sous-titré Avanti tutta, 30 ans dans un an et tant pis pour ceux qui sont fatigués. Episode crée en 2014, Claudia Triozzi a de nouveau mis sur scène Gianna SERRA, actrice, et Antonio LA MONICA, éthologue, afn de recréer le dialogue sur la vie d’une actrice et d’un vétérinaire passionné de noeuds. Avec Clémence LEMARCHAND (danseuse), Pascal BUFFARD (maître artisan boucher), Antonio LA MONICA (faiseur de noeuds), Arnaud LABELLE-ROJOUX (artiste), Denys LUDBROOK (acteur), Gianna SERRA (actrice), Claudia TRIOZZI (un personnage), un âne et une sculpture des frères BASCHET (la tôle à voix).

Le samedi 30 novembre 2019
Recréation d’un troisième épisode de Pour une thèse vivante, à partir de Comparses (2015) et Habiter pour créer (2017).
Dans ce nouvel épisode, Claudia TRIOZZI a questionné à nouveau le geste et le savoir-faire, à partir des pratiques d’un maître boucher, d’une sculptrice, d’un artiste, etc… accompagné de la présence presque silencieuse d’un âne et d’une sculpture à voix. Avec Pascal BUFFARD (maître artisan boucher), Michel GUILLET (compositeur), Arnaud LABELLE-ROJOUX (artiste), Anne RENOUVEL-NICOLLE (sculptrice), Claudia TRIOZZI (un personnage), un âne et une sculpture des frères BASCHET (la tôle à voix).

Historique de Pour une thèse vivante
Les épisodes de 2011 à 2017

« Initié en 2011, POUR UNE THÈSE VIVANTE est un projet qui, dans mon oeuvre, témoigne d’une part de mes réfexions sur l’idée d’un art en tant qu’artisanat, en somme un ensemble de savoirs déjà établis et d’autre part il est en même temps toujours en mouvement et naît dans l’acte même de ma pratique.

Je ne suis pas à distance de ma thèse, c’est la thèse elle-même qui soutient son propos. Je suis la thèse en quelque sorte. Ma pratique scénique est ma thèse. Je ne « disserte » pas sur un sujet de recherche, ma pratique scénique (et j’en suis l’artiste) disserte elle-même de ce qu’elle est. Elle se montre en acte et montre son savoir.

Il s’agit d’un processus, toujours en formation, dans lequel je crée, à partir de l’espace de la réfexion et de l’expérience de la danse et des arts plastiques, un dialogue avec différents corps de métiers. À la croisée de l’art, de la science et de l’anthropologie, je m’interroge sur la façon dont un corps peut incarner ou non un savoir, un savoir-faire, la manière dont celui-ci est nécessairement exposé à l’autre, et comment ces gestes peuvent être en lien et formuler la fulgurance d’un sens.
Ce projet recouvre un triple questionnement sur ma propre pratique de l’acte de performer, l’histoire de la pratique elle-même et la performance entendue au sens large de tout corps exerçant une activité donnée : au sens où l’on retrouve la question du corps social, du métier.

Pour mener à bien cette question très importante de la recherche, je me suis entourée de nombreux intervenants sur le plateau et à travers des entretiens flmés.
J’invite des collaborateurs artistiques, des personnes issues de différents champs professionnels et de différents arts et métiers : un boucher, un modèle de cours de dessin, un tailleur de pierres, une actrice du cinéma, un psychanalyste, une historienne d’art ; enfin des personnalités marquantes de l’histoire et de l’actualité de la performance artistique.
Chacun s’exerce à son métier, à son propre art. L’art « du faire » et du « savoir-faire » se transmet en faisant et en parlant. Le mot « Art » – au Moyen Age – signifait « savoir faire » et, en même temps, « savoir en parler ».

Ainsi cette recherche de la « thèse vivante » se nourrit du questionnement d’autres champs de réflexion (et de création) en conservant toujours cette idée d’« art » en tant qu’« artisanat », un patrimoine de savoirs, toujours conçus et en même temps en mouvement. En particulier les interviews permettent la confrontation immédiate de l’interlocuteur, c’est-à-dire une présence « présente » et une oralité performée et spontanée.

C’est une parole organisée qui consent un échange de savoirs, fluide et affranchi des codes de la communication institutionnelle. Le dialogue, l’oralité, l’interview, sont des formes que j’utilise pour « enquêter » sur cette « transmission » des savoirs et des connaissances.

Cette thèse vivante est une confrontation, une mise en relation de matériaux qui tente de créer une pensée en direct. Dans les outils du spectacle, cela se passe «là et maintenant», cela veut dire « être dans-mon-métier » qui est d’être sur scène. Ce n’est pas faire démonstration d’un savoir mais l’apercevoir dans un acte de dramaturgie. » — Claudia Triozzi

Episode 1

Episode 1

2011

Acte fondateur, cet épisode a été créé en réaction aux Accords de Bologne obligeant les Écoles d’art à établir des partenariats avec des équipes de recherche d’autres établissements d’enseignement supérieur, principalement avec l’Université.

« Pour une thèse vivante » tenté d’établir un lien de plus en plus fort entre écriture, recherche et pratique. Afin de dépasser l’opposition binaire écriture/création plastique, recherche/représentation, la thèse vivante intervient pour pointer les difficultés que peut rencontrer l’artiste à trouver un positionnement clair dans cet échange. C’est ainsi que la « Thèse vivante » est un projet de longue haleine, appelé à emprunter diverses formes scéniques et programmées non seulement dans des lieux de spectacles publics et privés mais également, dans des contextes universitaires et des écoles d’art.

Conception et réalisation scénographique : Claudia Triozzi

Avec la participation de : Arnaud Labelle-Rojoux, artiste; Aymeric Louvet, tailleur de pierre; Gilles Ledorze, boucher (Boucherie Heude Rennes); Michel Guillet, compositeur; Prunelle de l’Asinerie Histoire d’âne à la Bouexiëre
Interview : Esther Ferrer, artiste / Tôle à voix : sculpture des frères Baschet

2011-2012-2013 — au Musée de la Danse – Rennes, à la Ménagerie de verre – Paris, au MAC VAL à Vitry sur Seine, au CNDC – Angers, aux halles de Schaerbeek – Bruxelles et au CCN de Montpellier

Episode 2

Episode 2

2013

Claudia Triozzi rencontre Gianna Serra, actrice de cinéma et miss Italia 1963.

Conception et réalisation scénographique : Claudia Triozzi

Avec la participation de : Antonio Lamonica, faiseur de noeuds; Lucia Amara, chercheuse Christèle Selliez-Vandernotte, chercheuse artiste et professionnelle du milieu artistique; Anna-Lisa Cataldo, réalisatrice

Conversation avec : Esther Ferrer, artiste ; Gianna Serra, actrice ; Marco Martignani, Emma Tubertini, Giovanna Cadoni
Composition musicale : Fernando Villanueva
2013 — au Festival di Danza Contemporanea in Italia – Bologne

Episode 3 Avanti Tuta

Episode 3

Avanti Tutta

2014

« Avanti Tutta, 30 ans dans un an et tant pis pour ceux qui sont fatigués »

Gianna Serra, actrice et Antonio Lamonica, éthologue se rencontrent en dialoguant sur la vie d’une actrice et un vétérinaire passionné de noeuds.

Comment nous tenons et on s’y tient, à cette place aussi bien réelle qu’imaginaire de la représentation ?
Par quelle croyance souterraine et par quelle parole ?
Bluffée par le sort d’être encore là.
Des femmes, des hommes, parlent de leur aptitude au travail.
Un luxe du temps qui se fête ensemble.

Conception, Scénographie, Interprétation  : Claudia Triozzi
Avec la participation de : Gianna Serra, actrice; Antonio Lamonica, faiseur de noeuds ; Violetta Sanchez,
mannequin; Michel Guillet, compositeur; Élise Chauvin, chanteuse

Comparses

Episode 4

Comparses

2015

Claudia Triozzi choisit les anciennes écuries du Louvre de Napoléon III et la grande proximité du Gothique tardif pour questionner la Sainte Marie Madeleine, statue iconique réalisée autour de 1515 et attribuée à Grégor Erhart. Elle questionne les gestes des maîtres artisans de l’Europe du nord.

Le projet qu’elle initie au Louvre part de son intérêt pour les outils de travail anciens, lié à une appréhension plus vaste de la place du corps dans l’ergonomie physique, économique et psychique du travail. Les sculptures en bois polychromé des Ecoles du Nord, leur technique et leur iconographie, mais aussi la muséographie du lieu, servent de point de départ à une performance discursive, qui met à nouveau en friction les savoirs et les pratiques pour interroger tout ce qui habite un geste.

Exposant son érotique d’icône, au plus proche de sa peau de naissance, privée de son élan vers les cieux, immobile, elle se laisse observer. Manipulée, corrigée, oubliée, descendue de la voûte parmi des oeuvres mineures,  à une place non désirée, peut-être se voulait-elle plus lointaine.  Destinée semblable des corps en représentation. Et si nous prêtions attention à la matière et au geste qui l’a conçue ?

Claudia Triozzi

Conception, réalisation scénographique et vidéos : Claudia Triozzi
Avec la participation de : Anne Renouvel-Nicolle, sculptrice; Alice Dromars, ancienne élève de l’école
Boulle; Denys Ludbrook, participant de l’atelier mené par Claudia Triozzi dans le cadre de sa résidence au T2G, Gennevilliers, en 2014; Marie Dubuc, Marie-Madeleine
Interviews : Anne Renouvel-Nicolle, sculptrice; Sophie Brouquet, historienne; Agnès Caschio, restauratrice ; Juliette Levy, restauratrice; Sophie Jugie, conservateur général du patrimoine, directrice du département des Sculptures, Musée du Louvre ; Musique : Michel Guillet
2015 — au Musée du Louvre, dans le cadre de la Fiac

Hotel Claudia

Episode 5 :
Habiter pour créer
Un CCN en terre et en paille
2016

Un CCN en terre et en paille est un manifeste pour l’habitat et l’architecture qui revendique qu’un lieu est nécéssaire pour pouvoir faire. Cette expérience met en relation un savoir-faire de la machine, on pourrait parler d’un artisanat « sans les mains » (avec une imprimante 3D) et un savoir faire artisanal.

Claudia Triozzi invite Massimo Moretti, directeur de WASP entreprise italienne d’impression 3D à participer aux représentations du CCN en terre et en paille. Sur scène, une imprimante 3D construiera une première maquette du CCN.

En tissant des liens avec des savoir-faire de tous horizons, il a été souvent question pour moi de chercher la raison de mon obstination à la scène. Créer des changements permanents pour radicaliser une posture.

Le désir de partir d’autres usages de l’habitat vers la fabrication des lieux de survie liés aux catastrophes naturelles, désir de projeter un lieu simple, sobre, répondant à un besoin ultime de se loger, d’habiter et qui partirait de cette métaphore entendue comme la survie de l’expérience, survie de l’expérimentation des actes artistiques partagés et proches de mon art.

Projeter lʼhabitat précaire et ses formes traitant du matériau naturel dans une grande simplicité. Un CCN en terre et en paille, devient le lieu où je perpétue un acte dʼexpérience et dʼexpérimentation artistique.

Lieu de partage de savoir, ‘Pour une thèse vivante’, épisode 5 : Un CCN en terre et en paille se voit et se doit de construire un lieu de plaisir où les sensibles dépasseraient la « tâche », de ce dit travail. Laisser faire comme laisser penser des actes. »

Conception et réalisation Claudia Triozzi Avec Anne Lise Le Gac, Corentin Malvoisin, Massimo Moretti (World Advanced Saving Project – impression 3D), Christine Théodore (ethnopsychiatre), Claudia Triozzi
Avec la participation de Xavier Boussiron Régie générale Sylvain Labrosse Création
lumière Yannick Fouassier
Vendredi 17 et samedi 18 novembre 2017 à 20h30
Les Inaccoutumés / La Ménagerie de verre

La ménagerie de verre

Episode 6

Habiter pour créer

2017

Un CCN en terre et en paille est un manifeste pour l’habitat et l’architecture qui revendique qu’un lieu est nécéssaire pour pouvoir faire. Cette expérience met en relation un savoir-faire de la machine, on pourrait parler d’un artisanat « sans les mains » (avec une imprimante 3D) et un savoir faire artisanal.

Claudia Triozzi invite Massimo Moretti, directeur de WASP entreprise italienne d’impression 3D à participer aux représentations du CCN en terre et en paille. Sur scène, une imprimante 3D construiera une première maquette du CCN.

Conception et réalisation Claudia Triozzi Avec Anne Lise Le Gac, Corentin Malvoisin, Massimo Moretti (World Advanced Saving Project – impression 3D), Christine Théodore (ethnopsychiatre), Claudia Triozzi
Avec la participation de Xavier Boussiron Régie générale Sylvain Labrosse Création
lumière Yannick Fouassier
Vendredi 17 et samedi 18 novembre 2017 à 20h30
Les Inaccoutumés / La Ménagerie de verre