La prime

La prime 2008

2008

Elle mène une recherche qui l’engage à explorer et à revendiquer l’appréhension de la représentation par une forme directe d’expression qui serait comme un apprentissage qui se jouerait au moment même de l’action.

Au cours d’une résidence de dix jours chez Soreal, Claudia Triozzi décide d’agir directement dans le temps de la production. A la recherche de formes, elle suit les petits événements de l’entreprise en échangeant à la fois avec son directeur et avec le personnel de production. Au gré d’un questionnement commun autour des rythmes sonores des machines, il est apparu que l’habitude dévellope une sensibilité telle, que l’oreille fait abstraction du bruit environnant de l’usine et se concentre sur celui d’une machine, apte à anticiper ainsi toute menace de panne. Claudia Triozzi a proposé aux ouvriers, par des actions performatives, de créer et de se confronter à une nouvelle production de sons en utilisant les machines à l’arrêt. L’installation vidéo que Cladia Triozzi propose au Couvent des Jacobins vient restituer cette expérience.

 

 

« En matière de risque et d’inattendu, c’est sans doute la résidence de Claudia Triozzi chez SOREAL, fabricant de sauces alimentaires, qui fut la plus marquante. Ayant appris que l’abandon de la prime d’intéressement annuelle avait été annoncée peu avant son arrivée au sein de SOREAL, elle a souhaité reverser une partie de son forfait aux salariés sous forme de prime d’intéressement à l’art, soulevant ainsi une équation à trois inconnues : les valeurs de l’argent, de l’art, du travail. »

 

Extrait de l’article de  Clément  Dirié
Le devenir-atelier du bureau : de quelques expériences artistiques en open space

Conception, réalisation, interprétation Claudia Triozzi
Photographie et vidéo Olivier Charlot
Captation et diffusion sonore Samuel Pajand
Montage vidéo Emmanuel Levy & Claudia Triozzi
Production Association Dam Cespi, Paris